Camille ayme

 

« Camille Ayme voyager. Elle part sur la route, avec son appareil photo et une voiture. Formée notamment dans une école d’architecture, elle porte un regard averti sur les structures urbaines contemporaines, leur impact sur l’environnement, humain et écologique. »


Dans son travail, elle aborde les notions d’empreinte, de trace. Une carcasse de chevrolet, le polaroid d’un morceau de charbon brut extrait aux abords de Saint-Etienne ou encore l’oxydation d’un plaque de cuivre portent tous en eux l’action du temps sur la matière, et le souvenir d’un monde disparu : celui des mines de Centralia en Pennsylvanie, celui du projet avorté de California City… Finalement, des villes fantômes témoins des dysfonctionnements d’une Amérique moderne.
Que reste-t-il de ces échecs, ces obsolescence ou incendies ? Des débris de matière ici sublimés, et cette carte abandonnée là sur le capot, comme un dernier reliquat d’une époque où l’automobile était reine, avant la crise du pétrole des années 70, avant l’avènement du GPS.