double v · PARIS
ELVIRE BONDUELLE
LES ORANGES
La galerie est heureuse de présenter la nouvelle exposition personnelle d’Elvire Bonduelle à Paris.
Vernissage · Samedi 5 septembre 2026 · 14h-20h
⚐ 37 rue Chapon, Paris 3e
Dans ce nouveau corpus, Elvire Bonduelle présente un ensemble de peintures sur toile et de sculptures en métal qui interroge, avec humour et gravité, notre représentation du bonheur.
Derrière la simplicité apparente des oranges, des slogans et des formes du quotidien, affleurent des récits plus complexes, laissant émerger les contradictions de notre époque.
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The gallery is delighted to present the new solo exhibition in Paris by Elvire Bonduelle.
Opening reception Saturday, September 5, 2026 · 2-8 PM
⚐ 37 rue Chapon, Paris 3rd district
In this new body of work, Elvire Bonduelle presents a series of paintings on canvas and metal sculptures that explore, with both humour and gravity, our representation of happiness.
Behind the apparent simplicity of oranges, slogans, and everyday forms lie more complex narratives, revealing the contradictions of our time.
Au départ de ma pratique, la question du bonheur. Comment être heureux ? Est-ce que ma condition d'artiste va me permettre de l'être ? Je décide d'en faire une quête.
Le mode de vie à l'américaine et son triptyque « maison voiture chien » m'inspirent. C'est l'image d'Épinal d'une vie bien rangée et sereine qui m'attire et m'effraie tout à la fois. À Los Angeles, mon intérêt se déplace vers la frénésie domestique, l’esthétique manucurée de vies pétries d'aspirations contradictoires. L'optimisme des startupers hippies est désarmant. Le bonheur est partout. Et nulle part.
Dans cette exposition, la série de toiles « Oranges » est mise en regard d'un ensemble de sculptures faites de mots en métal : deux tables « EPIC FURY », une lampe « SOS » et une paire de patères « OK/KO ».
Les mots sont comme des éclairs, ils nous guident dans le brouillard du monde.
Énoncer pour comprendre, c'est une forme de résistance. J'ai lu à peu près cela je crois dans le « Journal de Californie » d'Edgar Morin. De ces mots qui me percutent je fais des objets forgés en métal qui, parce qu’ils sont utiles, se retrouvent au milieu de ma vie.
Les peintures sont des « Rotating Paintings », elles peuvent être accrochées dans le sens que l'on veut et tournées quand on veut. On y voit des oranges dans une corbeille. Fruits du plaisir, du soleil, de la joie, elles sont de plus en plus grandes au fur et à mesure que je les peins.
Quand je peins la première corbeille avec ses 4 oranges, je ne pense à rien d'autre qu'au plaisir des fruits, à l'équilibre des masses colorées, leur intensité.
Mais l'image d'un bateau avec 4 personnes dedans surgit et je sens que la nappe rouge signale un danger. Se superposent malgré moi la nature morte éclatante de joie, le drame lointain d'une immigration par la mer, et le possible naufrage domestique.
Artiste française née en 1981, Elvire Bonduelle est diplômée des Beaux-arts de Paris en 2005 puis de l’École des Arts-décoratifs de Paris en 2007. Principalement basée à Marseille, elle travaille et expose en France et à l’étranger. Elle réalise des œuvres à travers lesquelles se déclinent des questions relatives au confort, au conformisme et à la norme, à la liberté des usages et des attitudes dans l’espace domestique. Ses œuvres aux supports et échelles variés, prennent des formes allant de l’objet à l’architecture : dessins, coussins, lampes, torchons côtoient fauteuils, fresques, bibliothèques et balcons dans une œuvre brouillant joyeusement les limites entre Beaux-arts et arts décoratifs. Le bois et ses veines, la toile écrue, le métal cintré offrent autant de champs pour un dialogue entre le support et le motif. À travers des formes récurrentes et leurs variations l’artiste poursuit sa quête. Une recherche du geste pur comme œuvre totale.
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At the starting point of my practice lies the question of happiness. How can one be happy? Will my life as an artist allow me to be? I decided to make it a quest.
The American way of life, with its "house, car, dog" triptych, has long fascinated me. It is the idealized image of a well-ordered, peaceful life that both attracts and unsettles me. In Los Angeles, my attention shifted toward domestic frenzy, the manicured aesthetic of lives shaped by contradictory aspirations. The optimism of hippie start-up founders is disarming. Happiness is everywhere. And nowhere.
In this exhibition, the Oranges series of paintings is presented alongside a group of metal sculptures made of words: two tables, EPIC FURY; a lamp, SOS; and a pair of wall hooks, OK/KO.
Words are like flashes of lightning: they guide us through the fog of the world. To articulate is to understand; it is a form of resistance. I believe I read something very close to that in Edgar Morin's California Journal. I turn the words that strike me into forged metal objects which, precisely because they are functional, become part of my everyday life.
The paintings are Rotating Paintings: they can be hung in any orientation and turned whenever one wishes. They depict oranges in a basket. Fruits of pleasure, sunlight, and joy, they grow larger and larger as I paint them.
When I paint the first basket with its four oranges, I am thinking of nothing beyond the pleasure of the fruit, the balance of the coloured masses, their intensity. But then the image of a boat carrying four people suddenly emerges, and I sense that the red tablecloth signals danger. Despite myself, three images overlap: the radiant still life filled with joy, the distant tragedy of migration by sea, and the possibility of domestic shipwreck.
Born in 1981, French artist Elvire Bonduelle graduated from the Fine Arts School of Paris in 2005 and later from the School of Decorative Arts of Paris in 2007. Primarily based in Marseille, she works and exhibits her art both in France and abroad. Her works explore questions related to comfort, conformity, norms, and the freedom of use and attitudes in domestic spaces. Her artworks, which vary in medium and scale, range from objects to architecture: drawings, cushions, lamps, and kitchen towels coexist with armchairs, murals, libraries, and balconies in a body of work that playfully blurs the lines between Fine Arts and decorative arts. Wood with its grain, raw canvas, and curved metal provide ample ground for a dialogue between support and motif. Through recurring forms and their variations, the artist continues her quest, seeking pure gesture as a total work of art.
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Exhibitions (selection) Le Creux de l’enfer (Thiers, 2026), Le Plateau - Frac IDF showcase (Paris, 2023), Bangkok 1899 (Bangkok, 2023), Nada House (New York, 2022), Kunsthalle (Mulhouse, 2016), Mac Val (Vitry-sur-Seine, 2015), Centre Pompidou (Paris, 2013), Jardin des Tuileries (Paris, 2015), Fondation Luma (Arles, 2012), Pavillon Blanc (Colomiers, 2012).
Collections Fonds d’art contemporain - Paris Collection (Paris), CNAP (Paris), FRAC IDF (Paris), Getty Museum (Los Angeles, USA), Victoria and Albert Museum (London, UK), BNF (Paris, France), FRAC Corse (Corte, France), Clark Art Institute (Williamstown, USA), Tuft University (Boston, USA), the KB National Library (The Hague, Netherlands).
