THIS HOUSE IS ON FIRE!
PACE TAYLOR
La galerie est heureuse de vous présenter This House is on Fire!, la première exposition personnelle en France de Pace Taylor.
Du 31 janvier au 14 mars 2026
37 rue Chapon · 75003 Paris
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The gallery is delighted to present This House if on Fire!, the first solo exhibition in France of Pace Taylor.
From January 31st to March 14th, 2026
37 rue Chapon · 75003 Paris
[FR]
Dans This House is on Fire, Pace Taylor présente une série de dessins et de pastels qui explorent le corps comme un espace de métamorphose. Nourrie par l’esthétique du grotesque, du cinéma d’horreur et de la mythologie, cette nouvelle production fait de la peur une force active et de la vulnérabilité une forme de puissance visuelle.
Les figures représentées semblent en mutation constante : corps étirés, visages fragmentés, chairs hybrides. L’artiste joue de la distorsion pour rendre visible ce qui reste habituellement tenu à l’écart du regard. La déformation devient un moyen d’exposer les tensions entre désir d’apparaître et crainte du regard extérieur.
D’abord pensée à partir du « trans body horror », la série s’est progressivement élargie vers une réflexion plus ouverte sur la transidentité et ses évolutions intimes. Pace Taylor cherche avant tout une justesse émotionnelle. En laissant émerger des formes parfois instables ou excessives, l’artiste fait de l’ambiguïté une condition de sincérité. Chaque œuvre décline ainsi un même motif : celui d’un corps qui se défait pour se recomposer.
Le feu, présent dans le titre comme dans la palette flamboyante, agit comme un symbole centrale.
Il est à la fois menace et nécessité, destruction et promesse.
Cette maison en feu est celle des normes figées et des identités assignées et des peurs héritées. Pour Pace Taylor, elle doit brûler pour permettre l’émergence de formes nouvelles.
Les références à Francis Bacon, Marisol, Rick Bartow ou Fritz Scholder s’inscrivent dans une sensibilité contemporaine marquée par l’expérience de la transition, du déplacement et de l’isolement. La série prend ainsi la forme d’une traversée intérieur où l’intime rejoint le politique et où le vécu devient un levier de lecture collective.
Dans cette exposition, le corps n’est jamais figé. Il devient un lieu de passage et de tension. Pace Taylor y développe une iconographie de la métamorphose où le grotesque cesse d’être un stigmate pour devenir un outil d’émancipation.
[ENG]
In This House is on Fire, Pace Taylor unfolds a series of drawings and pastels that explore the body as a site of metamorphosis. Drawing from the aesthetics of the grotesque, horror cinema and mythology, this new body of work transforms fear into a force of change and vulnerability into visual power.
The figures appear in constant mutation, through stretched bodies, fragmented faces and hybrid flesh. The artist uses distortion, marginality and disproportion to make visible what is often socially relegated to the margins. Distortion becomes a tool of revelation. It exposes the tensions between attraction and repulsion, between the desire to appear and the fear of being seen.
Initially conceived around the horror of the trans body, the series gradually evolved into a broader reflection on trans identity and its intimate transformations. Pace Taylor seeks above all an emotional truth. By allowing unstable and excessive forms to emerge, the artist embraces ambiguity as a condition of sincerity. Each work functions as a variation on a single theme, that of a body that must disintegrate in order to recompose itself.
Fire, present in the title and echoed in the palette of the works, operates as a central symbol. It is both threat and necessity, destruction and promise. It embodies the passage and the trial required for both personal and collective transformation. This house on fire is the space of fixed norms, assigned identities and inherited fears. For Pace Taylor, it must burn in order for new forms to appear.
The references evoked, Francis Bacon, Marisol, Rick Bartow and Fritz Scholder, resonate with a contemporary sensibility shaped by experiences of transition, displacement and isolation. The series unfolds as an inner journey in which the intimate becomes political and personal experience becomes a tool for collective reading.
In this exhibition, the body is never fixed. It is threshold, passage and field of forces. Between fragility and resistance, fear and desire, Pace Taylor proposes an iconography of metamorphosis in which the grotesque ceases to be a stigma and becomes a vehicle for emancipation.
